dimanche 10 juillet 2011

Mes premiers nems au porc cuisinés... dans la Baie d'Halong

Notre voyage en Asie repose sur un petit budget de backpackers. Toutes nos dépenses sont prises en compte afin de s'assurer que nous rentrions dans nos frais. Mais pour la Baie d'Halong, nous avons fait une exception. Nous avons craqué et booké une petite croisière de deux jours, un petit trou dans le budget qui valait vraiment le coup.


Deux jours et une nuit passés dans la Baie d'Halong sur un bâteau en petit groupe, une expérience inoubliable et quelque peu surréaliste, un bonheur tout simplement.

La baie d'Halong au coucher du soleil

Plusieurs activités sont généralement proposées selon la formule que vous choisissez. Les grands classiques sont la visite de la Sung Sot Cave et le kayak aux alentours d'un village de pêcheurs. Mais ce que je retiendrais par dessus tout, c'est le petit cours express avec un chef vietnamien sur le pont du bâteau au cours duquel nous avons appris à faire nos premiers nems au porc (que nous n'avons pas tardé à dévorer ensuite). A Piece of cake ;) !

Mélanger tous les ingrédients ensemble, et ajouter un jaune d'oeuf...
...le blanc servira à souder les galettes de riz.
Selon moi, le plus dur et le plus long, ce n'est pas de les rouler, faire des samossas est bien plus difficile, mais de réunir tous les ingrédients nécessaires, de tout éplucher et de tout hâcher grossièrement. De retour en France, je m'y recolle et vérifie ma théorie.

Admirez le mien, dans le prolongement des baguettes !
Miam, un délice !

jeudi 7 juillet 2011

Le phở, ou comment manger dans un boui-boui sans être malade

Une des spécialités au Vietnam, c'est le phở ; il s'agit d'une soupe très parfumée aux nouilles et au boeuf (phở) ou au poule t(phở gà).

Deux options s'offrent généralement à vous lorsque vous souhaitez déguster votre premier phở typique au Vietnam.

La première consiste à aller dans un restaurant conseillé par votre guide, qui vous servira un phở généralement un peu plus cher qu'un servi dans un petit boui-boui, mais sans aucun risque. Vous serez servis rapidement dans un endroit calme, climatisé, à l'abris du vacarme de la rue. Notre premier  phở, nous l'avons justement dégusté à Pho 24, restaurant recommandé par notre fidèle Lonely Planet, près du lac Hoàn Kiếm. J'ai découvert par la suite qu'il s'agissait d'une chaîne également présente à Honk Kong, Jakarta, Vanila ou encore Séoul.

Ce phở était délicieux, d'autant qu'on prend un malin plaisir à ajouter soi-même des ingrédients pour parfumer davantage le bouillon ; pousses de soja, citron, coriandre, basilic, piment, nước mắm.
 
Le fameux phở
Quelques uns des ingrédients à ajouter pour le parfumer
Un petit supplément jaune d'oeuf cuit dans le bouillon du phở, étrangement excellent
Mais si vous souhaitez vivre l'expérience authentique, c'est à dire manger votre phở sur de petites chaises en plastiques bleues avec le bruit de la rue autour de vous, il faudra choisir la seconde option, c'est à dire le boui-boui. C'est à ce moment là que les inquiétudes du bon touriste apeuré à l'idée de tomber malade vous reviennent. Rassurez-vous, le phở est peut être l'un des plats les plus sûrs lorsqu'on se risque à manger dans un boui-boui ; tous les ingrédients, viande et eau compris, ont été chauffés et continuent de cuire dans la soupe. Alors ne vous retenez plus, autorisez-vous à manger dans un petit boui-boui (qui vous paraît tout de même relativement propre et sûr).



Je ne vais pas vous mentir, moi aussi j'ai eu cette petite boule à l'estomac, en me demandant si j'allais être malade ou non après avoir englouti mon phở. Mais je ne pouvais pas résister à l'idée de tenter l'expérience. Notre solution : nous sommes allés un premier soir au petit boui-boui près de notre hôtel, avons dévorés nos nouilles et notre viande, et n'avons bu qu'une petite partie du bouillon. La soirée-test en quelque sorte. En pleine forme le lendemain, nous y sommes retournés le deuxième soir, pour le déguster cette fois-ci sans peur :) .
Le phở du petit boui-boui

mercredi 6 juillet 2011

Hanoï, la ville où tout se passe dans la rue

Après une semaine passée à Honk Kong, nous avons pris l'avion direction le Vietnam. Porte d'entrée ? Hanoï, où nous sommes basés depuis maintenant 3 jours.




Comment vous décrire Hanoï... Hanoï est une ville plus que bruyante. Imaginez une ville avec 3,5 millions de scooters pour 6 millions d'habitants et vous obtiendrez Hanoï. Tout se passe dans ses rues et ruelles bordées d'arbres et de scooters arrêtés, à l'ombre de rangées de maisons colorées ne dépassant généralement pas plus de 3 à 4 étages ; dès 5h du matin ces mêmes rues grouillent déjà de personnes mangeant leurs omelettes en sandwich, leurs bols de nouilles, sirotant leur thé glacé ou attendant tout simplement. Scooters et voitures klaxonnent tout azimut pour ajouter un peu de musique au spectacle, quand ce n'est pas la radio locale qui se fait entendre dans tout le quartier.

Se balader dans les rues d'Hanoï donne l'impression de découvrir voire même de participer à la vie des gens. Les femmes font la cuisine sur le pas de leur porte, bavardent, avant de faire la vaisselle toujours au même endroit.





Ici, des hommes semblent prendre une pause, les gardes abandonnent d'ailleurs leur poste pour les rejoindre. D'autres réparent frénétiquement leur scooter, étalant les pièces sur le trottoir pour en faire l'inventaire. C'est le long de ce même trottoir que passent sans cesse des femmes transportant des fruits et légumes sur leurs paniers ou leur vélo. Plus loin, un groupe semble s'être rassemblé sur de toutes petites chaises bleues ; ils mangent goulûment leur ph.


lundi 4 juillet 2011

Macau, ou comment s'autoriser à manger européen en Asie sans état d'âme

Lorsqu'on est de passage à Honk Kong, on se doit de faire un petit détour par Macau, ancienne colonie portugaise et actuelle Las Vegas chinoise, accessible en seulement une heure de ferry. Si en Asie, la cuisine européenne vous manque, c'est peut-être uniquement à Macau que vous pouvez vous autoriser à faire une exception. 


Pour commencer la journée, accordez-vous un bon repas dans un restaurant portugais ! Pour nous, ce sera A Lorcha, 289A Rua do Almirante Sergio, une référence qui se transmet à Honk Kong d'internationaux en internationaux.

 

Une salade de poulpe délicieuse (mais attention l'ail !) accompagné d'une assiette de chorizo exceptionnel pour l'entrée, suivis très rapidement de deux délicieux plats à base de bacalhau (morue) ; Morue à l'huile et à l'ail (encore lui, je peux vous dire que nos papilles s'en sont souvenues toute la journée), et morue gratinée avec ses pommes de terre et sa crème.
Salada de polvo
Choriço assado
Bacalhau grelhado na brasa
Bacalhau con natas
Ensuite, quand vous aurez parcouru les ruelles de la ville, que vous aurez admiré la vue depuis la Citadelle, et que vous vous serez baladé dans les rues bourrées à craquer de casinos, vos petits pieds réclameront sûrement une petite halte. Aucun problème, filez prendre une pause café dans l'un d'entre eux. Nous ? Nous nous sommes régalés au café du MGM, autour de cupcakes et de chocolat chaud gourmand !

Irish Coffee Cupcake et Chocolat gourmand (truffes, chantilly maison et marshmallows en renfort !)
Strawberry & Grand Marnier Cupcake
Triple Chocolate Fudge Cupcake

Hé, on ne culpabilise pas, ce qui se passe à Macau reste à Macau ! Et ce sera la seule exception ;) .

dimanche 3 juillet 2011

Envie de Dim Sum à Honk Kong ?

Manger dans un restaurant de dim sum est véritablement un art en Asie ; les Chinois peuvent passer des heures à manger ces spécialités cantonnaises tout en buvant du thé. Parmi elles, des raviolis, des brioches (les bun) et autres bouchées farcies comme les fameux dumplings à mourir, cuits et servis dans des paniers de bambous. On se devait d'essayer...

Manger ses dumplings, mode d'emploi

Mais nous qui étions affamés, et qui nous apprêtions à entamer une longue randonnée sur Honk Kong Island (la Dragon's Back trail, dans le Shek O Country Park), nous n'avons pas réussi à tenir plus d'1h15 avant de tout dévorer. Il faut reconnaître qu'il est difficile de se retenir longtemps face à ces petits dumplings sagement rangés dans leurs paniers de bambous.

A vous de vous préter à ce jeu ! Et pour ce faire,  je vous recommande vivement Din Tai Fung (3F Silvercord, 30 Canton Road), un restaurant excellent, une étoile au guide Michelin, où vous en aurez pour votre argent ; pour nous, à peine 11€ par personne !

Din Tai Fung, dans un centre commercial, comme beaucoup d'autres restos à Honk Kong
Une étoile, je ne vous avais pas menti !

Comment ne pas avoir envie de se jeter sur ça ?

 Special steamed pork dumplings
Steamed black truffle pork dumplings, à tomber par terre
Steamed shrimp and pork Shao-Mai
Boiled glutinous rice dumpling stuffed with pork
Sautéed Indian Lettuce with garlic, pour alléger le tout
Steamed mini sesame paste bun, pour finir en beauté

mercredi 29 juin 2011

Le début d'un long voyage culinaire en Asie du Sud-Est

Cela fait maintenant 4 jours que je suis à Honk Kong, première étape d'un long voyage de trois mois qui a débuté samedi dernier, et qui m'emmènera au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, en Malaisie, et pour finir en Indonésie.

Moi qui suis une amoureuse de la cuisine, je suis servie ; en Asie, l'un des principaux passe-temps est de manger ! Ce voyage est donc pour moi l'occasion d'ouvrir une nouvelle page dans mon blog et de vous faire partager toutes mes découvertes sur la cuisine asiatique, les bonnes, comme les mauvaises ;) (car il y en aura sûrement...). Et cela vous donnera peut-être quelques idées sur la manière de découvrir au mieux, par vous-même, la gastronomie de ces pays que je m'apprête à parcourir.

Actuellement, comme je vous disais, je suis à Honk Kong, l'une des villes avec le plus fort ratio restaurant / nombre d'habitants (environ un pour 700 habitants, contre un pour 830 en France).



Les rues de Honk Kong, dans le quartier de Central
A Honk Kong, cuisines japonaise, philippine, vietnamienne et autres côtoient toutes les cuisines issues des différentes régions de la Chine (cuisine cantonaise, pékinoise, de Chiu Chow, sichuanaise...). Une cuisine toute aussi cosmopolite que la ville en quelque sorte. Je n'ai malheureusement pas pris de photos de ma première expérience dans un restaurant philippin, le Cinta-J, sur Wan Chai Road, à l'Est de Central, le décalage horaire sûrement. Mais je vous promet, les autres vont suivre sans faute.

Vue sur Honk Kong à la tombée de la nuit, autour de 19h

dimanche 12 juin 2011

Cappucino de pêches

Deux belles pêches dans ma cuisine, le mixeur à portée de main, et si on se faisait une petite mousse de pêche ? En me baladant sur Internet, je suis tombée sur cette recette de cuisine TV, dont je me suis inspirée pour réaliser un Cappucino de pêches, parfumé à la fleur d'oranger, avec sa petite crème à la ricotta en guise de mousse. Très frais et plutôt original.



Recette pour 4 verrines 

Ingrédients :

pour la mousse de pêches :
  • 2 pêches jaunes bien mûres
  • 2 cs de sucre en poudre
  • 2 cs de fleur d'oranger
  • 5 cs de lait
pour la crème à la ricotta :
  • 100g de ricotta
  • 50g de lait
  • 2 cs de sucre

1. Peler les pêches au-dessus d'un bol à mixeur pour éviter de perdre leur jus.
2. Découper grossièrement les pêches en dés. Ajouter le sucre, le lait, et la fleur d'oranger. Mixer le tout juqu'à obtenir une consistance bien crémeuse. 
3. Verser la mousse de pêches dans les verrines jusqu'aux 2/3 et réserver au frais au moins 30 minutes.
5. Dans un saladier, mélanger la ricotta, le lait, et le sucre. Verser délicatement sur le jus de pêche.
6. Conserver au frais avant de servir.