lundi 5 septembre 2011

Couleurs d'Asie

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang > Bangkok (Thaïlande) > Koh Tao > Koh Phangan > Ayutthaya > Lopburi > Phitsanulok

Quel bonheur de faire le marché en Asie ! Je crois bien qu'il n'y a pas une seule ville où je n'ai pas fait un marché de jour et/ou de nuit... Toutes ces odeurs (bon parfois, il faut quand même avoir l'estomac sacrément bien accroché si on veut tenir un peu), et toutes ces couleurs ! Dumplings, bouchées, et autres plats à emporter sont exposés comme de véritables œuvres d'art. Voyez par vous-même.

Alors parfois, quand on se balade entre les étals, on reconnaît rapidement à quoi on a à faire. Des pâtes roses ? Ok jusqu'ici tout va bien.


On tombe ensuite sur des curiosités comme ces dumplings roses dont le contenu reste encore à identifier, ou encore ces crêpes avec de la meringue façon thaïlandaise (c'est-à-dire plutôt liquide), au coco et au gingembre pour les jaunes, au piment et à la coriandre pour les rouges et verts.



Il y a bien entendu les valeurs sûres comme le canard pré-découpé et les oeufs de cailles dont les thaïlandais raffolent, et ces plats dont reconnaître les ingrédients reste un jeu d'enfants comme ces galettes frites aux crevettes roses.




Il y a aussi ces expériences qu'on regrette d'avoir tentées, parce qu'"on ne savait pas trop de quoi il s'agissait mais ça avait l'air bon donc on voulait vraiment essayer". Je me souviendrais toujours de ces dumplings "oranges"...


... qui se sont révélés être des dumplings à la citrouille (abominable vérité que j'ai fini par apprendre non pas au marché de nuit de Phitsanulok mais au marché dominical de Chiang Mai).


Enfin, il y a ces bouchées de toutes les couleurs et là, sans mode d'emploi, on est, disons, perdu...


A moins de tomber sur un vendeur capable de vous expliquer en anglais de quoi il retourne ou à moins de pouvoir tous les acheter pour les goûter un par un, on risque d'avoir du mal à viser juste. Alors voici une petite carte découverte dans le Chinatown de Bangkok qui s'est révélée juste dans la plupart des cas et qui pourra peut-être vous aider à déchiffrer le code couleur des dumplings ou, en d'autres termes, à comprendre à l'avance à quoi sont les dumplings qui se présentent devant vous (cliquez sur la photo pour l'agrandir).


Petites précisions, "jujube" est une marque de bonbons et "ginkgo" renvoie aux graines de l'arbre du même nom, semblables à des pistaches... Pour le reste, à vous de déchiffrer. Avec ça vous serez plus tranquilles la prochaine fois que vous ferez le marché en Asie :) !

dimanche 4 septembre 2011

Mun Ping - boules de manioc sucrées grillées

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang > Bangkok (Thaïlande) > Koh Tao > Koh Phangan > Ayutthaya > Lopburi

Deux belles découvertes à Lopburi ! La première, un gang de singes se baladant à travers la ville et ayant élu domicile dans l'un des temples situés près de la gare (Phra Prang Sam Yot).


La seconde, les boules de manioc sucrées grillées (Mun Ping). La cuisine française ne fait pas vraiment honneur à ces racines. C'est à peine si on réussit à trouver de temps en temps de la farine de manioc dans un supermarché. C'est davantage grâce à la cuisine africaine, la cuisine brésilienne ou encore la cuisine guyanaise qu'on connait le manioc... Alors quelle bonne surprise de le découvrir ici, en Thaïlande, sous forme de pâte de fruits, de gâteaux, au sirop ou encore sous forme de boules grillées, prêt à être savouré en dessert !


Manioc au sirop

Mun Ping - boules de manioc sucrées grillées

En voici la recette, simple traduction d'une recette trouvée sur le site Thai Dessert après pas mal de recherches. Je ne l'ai pas encore testée, mais ça ne saurait tarder, une fois mon voyage achevé.

Ingrédients :

  • 100g de farine de manioc
  • 230ml de lait de coco
  • 150g de sucre
  • 2 jaunes d'oeuf
  • 1 cc de beurre

1. Faire chauffer dans une casserole le sucre et le lait de coco à température moyenne jusqu'à ce que le sucre soit dissout.
2. Retirer la préparation du feu et y aouter les jaunes d'oeuf.
3. Mettre la farine de manioc dans une poêle à sec et faire frire pendant 20-30 secondes sur feu vif sans cesser de remuer afin de lui donner un petit goût grillé.
4. Ajouter la farine à la casserole et mélanger le tout sur feu doux jusqu'à ce que la pâte devienne épaisse et collante.
5. Prendre des morceaux de pâte et former des boules d'environ 2cm de diamètre puis les déposer sur une grille.
6. Faire cuire au four à 170°C jusqu'à ce que les boules deviennent brunes (prévoir environ 1 heure).

samedi 3 septembre 2011

Phad Thai - nouilles frites à la thaïlandaise

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang > Bangkok (Thaïlande) > Koh Tao > Koh Phangan > Ayutthaya

Si vous êtes de passage en Thaïlande, impossible de rater les phad thai (ou phat thai), nouilles frites à la thaïlandaise, sucrées, arrosées à la fois de sauce d'huître et de sauce de poisson, mariage de légumes, viande (poulet/boeuf/porc), oeuf et tofu. Rien de mieux pour recharger ses batteries avant de parcourir une ville comme Ayutthaya, ancienne capitale du Siam riche en temples et monuments.

Tête de Bouddha prise dans les racines d'un arbre - Ayutthaya

Le petit plus ? Un supplément de cacahuètes concassées servi sur le côté ! En voici la recette, maintenant à votre wok !


Recette pour une portion

Ingrédients :
  • 250g de nouilles de riz
  • 50g de poulet coupé en morceaux
  • 50g de tofu coupé en cubes d'environ 1cm
  • 1 oeuf
  • 30g de pousses de soja
  • 20g d'oignons nouveaux émincés
  • 1 cs d'ail émincé
  • 1 cc de sucre
  • 2 cs de sauce de poisson
  • 2 cs de sauce d'huître
  • 3 cs d'huile de palme
  • 1/2 tasse à café d'eau

1. Faire chauffer l'huile dans un wok à moyenne température. Dès que l'huile est chaude, faire frire l'ail jusqu'à ce qu'il devienne odorant.
2. Ajouter le poulet et le tofu puis mélanger jusqu'à ce que le poulet soit cuit.
3. Casser l'oeuf au-dessus du wok sans cesser de remuer de manière à ce que l'oeuf se mêle aux morceaux de poulet.
4.  Ajouter les nouilles et l'eau. Remuer jusqu'à ce que les nouilles deviennent tendres.
5. Assaisonner avec la sauce de poisson, la sauce d'huître et le sucre.
6. Ajouter les pousses de soja et l'oignon nouveau, puis retirer du feu après avoir bien mélangé l'ensemble.

N'hésitez pas à servir ce plat avec des morceaux de citron vert, du chili, et mon favori, des cacahuètes concassées !

jeudi 25 août 2011

Poulet aux noix de cajou grillées sur Koh Phangan

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang > Bangkok (Thaïlande) > Koh Tao > Koh Phangan

Quel bonheur de se prélasser sur les plages de Koh Tao et de Koh Phangan, deux îles thaïlandaises réputées pour ses spots de plongées pour la première et ses plages de sable fin moins fréquentées des touristes pour la seconde.

La gardienne de Koh Tao, en pleine activité

On se croirait presque au paradis ; mer turquoise et limpide, sable chaud et blanc, 35 degrés à l'ombre des cocotiers...

Koh Tao
Koh Tao

Koh Phangan
Koh Phangan
Koh Phangan

On poursuit ses découvertes culinaires en jetant de temps en temps un coup d'oeil au paysage, depuis la terrasse du restaurant. C'est ainsi que j'ai dégusté mon premier poulet aux noix de cajou grillées, un plat typique thaïlandais dont je me fait le plaisir de vous communiquer ici la recette.

Ingrédients pour une portion
Mon poulet aux noix de cajou grillées

Recette pour 4 personnes

Ingrédients :
  • 200g de poulet
  • 200g de noix de cajou
  • 120g de champignons noirs coupés grossièrement en morceaux de 1 à 2cm
  • 8 jeunes pousses de maïs coupés en fines rondelles
  • 2 gros oignons grossièrement émincés
  • 2 belles gousses d'ail émincées
  • 8 oignons nouveaux coupés en morceaux de 2cm de long
  • 20g de chili séché, coupé en morceaux de 2cm de long
  • 2 cs de sauce de poisson
  • 4 cs de sauce d'huître
  • 2 cs de sucre
  • 4 cs d'huîle de palme

1. Faire chauffer l'huile dans un wok. Lorsque l'huile est chaude, ajouter les noix de cajou et les faire frire. Retirer le wok du feu dès que les noix de cajou commencent à changer de couleur et continuer de les faire revenir jusqu'à ce qu'elles soient entièrement marron.
2. Réserver les noix de cajou sur le côté en prenant soin de conserver l'huile dans le wok.
3. Faire frire l'ail jusqu'à ce qu'il soit bien doré.
4. Ajouter le poulet et le faire frire jusqu'à ce qu'il soit cuit.
5. Ajouter les champignons noirs, les oignons, les pousses de maïs et le chili séché.
6. Ajouter la sauce d'huître, la sauce de poisson et le sucre. Si nécessaire, diluer avec un peu d'eau.
7. Ajouter les oignons nouveaux et les noix de cajou grillées.
8. Faire revenir le tout pendant 2-3 minutes.
9. Servir avec du riz.

mercredi 24 août 2011

Distinguer les différents types de nouilles thaïlandaises

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang > Bangkok (Thaïlande)

Difficile de savoir sur quoi on va tomber quand on commande une "noodle soup". Certes on a relativement le contrôle sur l'accompagnement, à savoir porc/boeuf/poulet d'un côté, poisson/crevettes/crustacés de l'autre. On est un peu plus dans le flou quand on lit "viande", "meatballs", "fishballs", ou "divers" ("misc") après "noodle soup", mais on fait avec...

Après, certains croisent les doigts pour qu'il n'y ait pas de céleri, certains prient pour que ça ne soit pas trop épicé et d'autres repèrent déjà la sauce de poisson, la sauce d'huître, le sucre et le piment en poudre au cas où il faudrait corriger l'assaisonnement du bouillon...

Mais pour ce qui est des nouilles, on est définitivement incapable de prédire à l'avance celle qu'on nous servira. Alors on essaye de comprendre la logique derrière tous ces types de nouilles. Cela prend un peu de temps, beaucoup de questions et pas mal de recherche... Mais ça peut servir quand le nom des plats sont écrits en thaï lisible pour les étrangers.

Il faut savoir qu'en Thaïlande, on distingue essentiellement cinq types de nouilles ;
  • les Sen Yai, nouilles de 2-3cm de largeur faites à partir de farine de riz,
  • les Sen Lek, nouilles de 5mm de largeur faites à partir de farine de riz, souples et élastiques
  • les Sen Mee, nouilles rondes faites à partir de farine de mungo (haricot mungo = soja vert), transparentes après cuisson,
  • les Sen Kanom Jeen, vermicelles chinois fins et ronds, faits à partir de farine de riz gluant fermenté,
  • les Sen Kao Soi, nouilles faites à partir de farine de blé et d'oeuf.
Alors voici quelques photos de soupes dégustées au cours de notre voyage en Thaïlande. Entraînez-vous, est-ce que vous devinez de quel type de nouilles il s'agit ?

Soupe de nouilles au porc et au poisson, Bangkok
Soupe de nouilles, "Chinese pasta square" et oeuf bouillis, porc frit, Ayutthaya
Soupe de nouilles au boeuf, Lopburi
Soupe de nouilles au poulet, Sukhotai
Soupe de nouilles au boeuf, Chiang Mai

Allé, je vous donne la réponse : ça n'est qu'une fois qu'on nous a servi notre soupe et qu'on l'a un peu mélangé qu'on découvre vraiment de quel type de nouilles il s'agissait.

samedi 20 août 2011

De la vache rôtie à la broche, les Cambodgiens osent

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge) > Battambang

Vous êtes-vous déjà demandé de quoi avait l'air un sanglier rôti tiré d'une BD d'Astérix et Obélix ? Avez-vous déjà salivé devant un film mettant en scène un banquet médiéval au cours duquel les convives dévorent un cochon rôti à la broche ? Et vous qui avez regardé la deuxième saison de Top Chef, n'avez-vous pas bavé devant cet épisode où les candidats cuisinaient de la volaille à la chaleur des braises dans la cuisine d'un château du 17ème siècle ?

Et bien je suis heureuse de pouvoir aujourd'hui barrer sur ma To Do List la ligne "manger de la viande rôtie à la broche", puisque j'ai pu réaliser ce rêve... au Cambodge. Bon, ça n'était pas du sanglier, ni du cochon, ni du canard, mais... de la vache, et c'était tout comme, un régal ! On vous découpe une portion de vache raisonnable en petit morceaux que l'on vous sert dans un assiette en plastique (aaahh le charme des restaurants de rue), accompagné de légumes crûs (carottes, concombres, salade, oignons) et de sauce au citron, à la citronnelle, au piment et aux cacahuètes.



Après coup, je me dis qu'une vache en train de rôtir dans la rue, ça ne passe pas inaperçu. Mais si l'envie de tenter l'expérience vous prenait aussi, ne ratez pas l'occasion, il suffit de suivre les signes !


vendredi 19 août 2011

On a tous besoin d'une cantine, même à l'autre bout du monde

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge)

Quand on fait un long voyage loin de chez soi, très rapidement, notre cuisine nous manque ; je ne parle pas nécessairement des petits plats qu'on a l'habitude de se cuisiner en rentrant du boulot, ni des gâteaux et autres petits plaisirs qu'on s'accorde entre les repas... Non, ce dont on se prend à rêver, ce qui nous manque vraiment, c'est la possibilité de faire soi-même les courses au marché, de flâner entre les étals, en se demandant ce qu'on cuisinera une fois chez soi. A force de se faire servir et de manger tous les jours dans un restaurant où dans un boui-boui, on se prend à fantasmer cette gamelle composée par soi-même en piochant tout bêtement dans son frigo.

Alors à l'autre bout du monde, on essaye tant bien que mal de palier ce manque, en désignant sa propre cantine, ce petit restaurant où on reviendra plusieurs fois, midis et soirs, parce qu'on s'y sens un peu comme chez soi. Une cuisine de substitution en quelque sorte...

Cette cantine, c'est ce restaurant dont les plats commandés et re-commandés, repas après repas, vous réchauffent le cœur. C'est ce restaurant où le serveur qui commence maintenant à vous connaître vous gratifie d'un "how are you today" et vous questionne sur vos plans pour la journée. C'est aussi ce restaurant qui vous donne l'impression de participer à la vie de la famille qui le tient ; chiens et chats, enfants, amis défilent tour à tour dans cette salle faisant office de restaurant ou de salon, on ne sait plus trop.

Et cette cantine, c'est bien sûr le restaurant qui vous permettra de poursuivre en toute tranquilité vos découvertes des spécialités du pays. Alors une petite pensée et un grand merci à notre cantine à nous sur Sivatha Road, à Siem Reap, à son Bobor, de la soupe de riz au porc (parfois écrite babar et traduite par "rice porridge", si les anglais voyaient ça !), à son Lok lak, du boeuf mariné au poivre de Kampot et au citron, à la Bonh chhev, omelette frite cousine de la Banh Xeo vietnamienne, sans oublier la Bok L'hong, salade de papaye verte au basilic. Quelques photos souvenirs, pour ne pas oublier...

Lok Lak : boeuf mariné au poivre de Kampot et au citron
Bonh chhev : omelette frite
Bok L'hong : salade de papaye verte au basilic