mardi 9 août 2011

Casse-croûtes en tout genre sur la route de Siem Reap

Honk Kong > Hanoï (Vietnam) > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City > Siem Reap (Cambodge)
 
Quand vous multipliez les voyages en bus au Vietnam, vous vous rendez rapidement compte que 5h de route signifie en réalité 1h pour récupérer tous les passagers du bus dans la ville de départ, 3h de route effective, et au moins deux fois 30mn de pause pour manger. Et oui, votre chauffard et tous les vietnamiens qui font la route avec vous ne peuvent décemment pas se passer de leur assiette de riz frite au boeuf à 10h, de leur pho à 14h, ni de leurs nouilles au porc à 17h. Alors quand il a fallut faire un voyage de 13h-arrêts-compris pour rejoindre Siem Reap en partant d'Ho Chi Minh, on s'est dit qu'on n'avait plus le choix, il fallait se caler sur ces horaires...

7h00, le bus part dans une demi-heure. Le bol de nouilles instantanées tout comme le sandwich vietnamien au pâté de porc et/ou tofu, légumes, oignons frits et sauce nuoc mam risquent de mal passer. Pour celle-là, on se contentera d'un café vietnamien et d'une brioche. On achètera deux banh baos, des petites brioches fourrées, pour la pause anticipée de 10h à la frontière cambodgienne.


10h, prévision exacte, pause de 30 minutes imposée. On déguste nos banh baos au boeuf et à l'oeuf. Autour de nous, ce sera assiettes de légumes, de riz, porc, boeuf, poisson. Mais comment font-ils pour manger autant?


13h30, arrivée à Phnom Penh. Notre deuxième bus quitte la ville pour Siem Reap à 14h30. Parfait, une heure pour se faire un petit repas. Pas besoin d'aller chercher très loin, on traverse la rue à la rencontre d'une vendeuse-cuisinière ambulante, et on lui achète des galettes cambodgiennes (dont je n'arrive toujours pas à retrouver la recette, si vous avez une idée...), ça nous câlera jusqu'à la prochaine pause sur la route.



17h, nouvelle pause. On grignote un banh bao végétarien à la mode cambodgienne cette fois-ci. Nos compagnons de route adoptent la même stratégie à savoir commander la même chose que dans la matinée ; assiettes de riz, légumes et tout le tutti. Ils font également des provisions de fruits qu'ils ne manqueront pas d'entâmer lorsque le bus repartira. On maudira donc pendant la suite du voyage les passagers ayant acheté du durian, le fameux fruit célèbre pour son odeur, disons, très présente...

Banh Bao au chou chinois et aux oignons

Le durian, un fruit assez... odorant

19h30, encore une pause ? On ne s'y attendait pas à celle-là. Décidement on en peut plus de grignoter. Tant pis, on sautera celle-là. On se réservera pour un vrai premier repas au Cambodge à 21h30 !

dimanche 7 août 2011

Ho Chi Minh City, l'endroit idéal pour appliquer le concept du "fait soi-même"

Honk Kong > Hanoï > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City

L'Asie est un continent qui se prête parfaitement à la dégustation de plats en bonne et due forme. Je m'explique ; là où en France (et plus largement en Europe) on s'attendra à ce que chacun commande un plat pour soi, en Asie, il sera tout à fait normal de commander plusieurs plats pour les partager entre convives. L'avantage ? Au cours d'un seul et même repas, on aura la chance de goûter 3, 4, 5 plats, voire plus en fonction du nombre de convives.

Autre concept génial propre à la cuisine asiatique, c'est le concept du "fait soi-même" : On s'attendra toujours à ce que vous mélangiez vous-même tous les ingrédients de votre phở, de votre cau lầu, ou encore de votre fondue vietnamienne, à ce que vous dépliez vos feuilles de banane ou de pandan et à ce que vous assaisonniez votre plat. A vous de créer la magie en y ajoutant du nuoc mam, du piment, des herbes, du citron ou encore de la pâte fermentée de soja...

Là où ça devient encore plus sympa, c'est quand certains restaurants vous proposent de composer vous-même vos nems. Une aubaine quand on adore jouer à ce petit jeu du "fait soi-même". Pas de panique, le gros du travail est fait, il ne vous reste plus qu'à envelopper  en ajoutant à la viande ou au poisson vermicelle et légumes et à rouler !

Si vous êtes de passage à Ho Chi Minh et appréciez tout autant que moi ce concept du "fait soi-même", je ne saurais que trop vous recommander, pour l'appliquer, 2 adresses de styles relativement opposés.

Wrap & Roll : cette petite chaîne de restaurant dont on trouve plusieurs antennes à HCMC propose un menu varié de nems à faire soi-même, mais aussi des viandes grillées, des nouilles et du riz cuisinés en guise d'accompagnement, des fruit shakes délicieux et une variété de chés pour finir en beauté. Si vous êtes dans la catégorie "petits budgets", ce restaurant est fait pour vous ! Filez voir le site internet pour trouver une adresse qui vous convient. Quelques photos pour vous faire (et me faire encore) saliver :

Bò Cuốn Lá Lốt : boeuf grillé enveloppé dans des feuilles de vigne

Gà cuốn lá dứa : poulet grillé enveloppé dans des feuilles de pandan, servi avec son riz gluant

Bánh Cuốn Nhân Thịt : crêpes de riz à l'émincé de boeuf et champignons noirs

Cuốn Bún Chả Ha Noi: porc grillé servi avec du vermicelle et des légumes

Quan An Ngon, 138 D Nam Ky Khoi Nghia : ce restaurant est né autour de l'idée de réunir dans une unique villa plusieurs chefs cuisiniers de la ville excellant dans un plat en particulier. Résultat, vous vous assurez de commander les meilleurs plats typiques vietnamiens. Difficile de choisir face à un menu aussi varié et exhaustif, mais quel plaisir de voir les serveurs courir dans tous les sens pour se rendre aux différentes cuisines réparties un peu partout dans cette superbe villa immense de style français !

Quan An Ngon, Ho Chi Minh City

dimanche 31 juillet 2011

Dans la peau d'un businessman vietnamien le temps d'un déjeuner

Honk Kong > Hanoï > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né > Ho Chi Minh City

Ho Chi Minh City a été pour nous l'occasion de saisir un peu mieux le rythme des businessmen vietnamiens ; une journée de travail débute en moyenne vers 8h30, et on rentre chez soi vers 17h30-18h30. Entre les deux, une généreuse pause déjeuner d'une bonne heure et demi.

Une des cantines d'HCMC auto-proclamée "bakery"
Mais attention, il ne s'agit pas de perdre son temps autour d'une table, à papoter chiffon avec ses collègues, discuter boulot ou planifier son prochain voyage autour d'un entrée-plat-dessert. Ici, pas de sortie au bistrot du coin ni de jambon-fromage à la bonne boulangerie d'en bas. Non, ici, il s'agit d'expédier son repas le plus vite possible, car une bonne sieste s'impose, et il ne faut surtout pas empiéter sur l'heure sacrée de cette sieste bien méritée. On passera donc rapidement le bout de son nez à la cantine du coin la plus proche.


Une fois de retour dans les locaux, on déroulera frénétiquement sa petite paillasse de bambou sous son bureau pour s'isoler un peu. Les moins chanceux dormiront à même le sol, dans les couloirs de leur open-space tandis que des petits panneaux fleuriront un peu partout : Silence, en vietnamien :) .

Dans ce cas, comment expédier au plus vite son repas ?
En s'arrêtant dans l'une des cantines les plus proches de son bureau, et en commandant un bún chà ; des vermicelles de riz au porc et aux galettes de porc grillés au barbecue, servis avec des nems au porc, que l'on peut agrémenter d'un peu de verdure selon ses envies (feuilles de salade, menthe, coriandre, basilic ou pérille qui donne un petit goût de cumin). C'est un peu le porc dans tous ses états finalement, servi dans un bouillon à base de sauce de poisson, de vinaigre blanc, et de susu (le fameux légume émincé de la photo).

Bun chà : vermicelles de riz, porc et galettes de porc cuits au bbq...
... et nems au porc.

dimanche 24 juillet 2011

Les bánh bột lọc de Mui Né

Honk Kong > Hanoï > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat > Mui Né

Les stations balnéaires vietnamiennes peuvent parfois être décevantes en matière de découvertes culinaires. La plupart des restaurants vous proposent cuisine occidentale et cuisine locale souvent revisitée pour satisfaire tout type de touristes. C'est un peu l'impression que Nha Trang m'a laissée.

La découverte intéressante que nous avons faite en poursuivant notre voyage à Mui Né n'est donc pas survenue, comme je m'y attendais, dans l'un de ces restaurants avoisinant la multitude de resorts alignés le long de la côte, mais plutôt... auprès des dunes de sable à 5km à l'Est de la ville, les célèbres Red Sand Dunes de Mui Né.

Les Red Sand Dunes de Mui Né



6h00 du matin, nous sommes réveillés en sursaut par les familles vietnamiennes qui ont débarqué la veille dans notre petit resort. Ils semblent déjà tous prêts à sauter dans l'eau.

8h30, nous prenons tranquillement notre café autour de l'une des tables du dit resort. Nous prévoyons de partir tôt en excursion du côté des dunes de sables. Nous retrouvons ces mêmes familles qui nous ont réveillé un peu plus tôt attablées autour des autres tables. Ils prennent aussi leur petit-déjeuner.C'est peut être le second à vrai dire. Leur pain-omelette (trứng cuộn, bánh mì) qu'ils viennent tout juste d'engloutir ne leur suffit visiblement pas. Une mère distribue à toute la tribu des boîtes en plastiques remplies de dumplings qu'ils s'empressent d'avaler. J'ai eu beau tendre la tête, étirer mon cou, me dandiner de gauche à droite... Impossible de reconnaître de quoi il s'agit. Je suis obsédée à l'idée de savoir ce que c'est...

Et c'est un peu plus tard, au pied des dunes de sables, que j'obtiens ma réponse ; il s'agissait de bánh bột lọc, des bouchées à la vapeur au tapioca, à la crevette et au porc, arrosées d'une sauce piquante et sucrée, saupoudrés d'oignons frits, excellent ! Juste ce qu'il me fallait pour rassasier mes envies de découvertes ! En revanche, servies au petit-déjeuner, je crois que j'aurais fait une croix dessus !




Banh bot loc achetés au pied des Red Sand Dunes de Mui Né

samedi 23 juillet 2011

Un dessert vietnamien, ça existe ?

Honk Kong > Hanoï > Hué > Hoi An > Nha Trang > Dalat

C'est à Dalat que je suis, par hasard, tombée sur un petit restaurant qui servait des ché, desserts typiques vietnamiens on ne peut plus bizarres.

Bien qu'affiché au mur, ça ne m'a pas vraiment aidée...

Le ché se sert dans un grand verre. Il s'agit d'une soupe sucrée dont la base est le lait de coco et à laquelle on ajoute toute une multitude d'éléments gluants que vous pouvez choisir en fonction de vos goûts. Autant dire que j'ai pris la totale puisque j'étais incapable de choisir ni de comprendre à quoi correspondait quoi.


Mon ché, froid (il en existe des versions chaudes), contenait des spaghettis verts, des racines jaunes, des morceaux de fruits, des petits carrés blancs, oranges et rouges, des gros morceaux transparents, des haricots blancs et de la pâte farineuse, le tout dans un grand verre de lait de coco sucré. J'en étonnerais plus d'un, mais j'ai adoré !!!

vendredi 22 juillet 2011

Qu'est ce qu'on grignotte sur une plage Vietnamienne ?

Honk Kong > Hanoï > Hué > Hoi An > Nha Trang

Point de chouchous, glaces et autres sucreries sur les plages Vietnamiennes. A la rigueur quelques chips ou des Oréos, pour les touristes en mal de "classiques". Non ce que les locaux aiment vraiment grignoter sur la plage est aux antipodes de ce que les occidentaux recherchent...


On vous proposera régulièrement, en moyenne toutes les 15 minutes (ceci reste une estimation grossière), des galettes de riz pimentées au sésame. J'ai pris pas mal de temps avant de comprendre ce que c'était, en en ayant par hasard commandé en guise d'apéritif dans un petit bouiboui.



Et le must, sur une plage vietnamienne ? C'est de se faire un plateau de fruits de mer, à toutes heures de la journée. Et oui, qu'il soit 10h, 15h ou 17h, des petits bouts de femmes portant leurs énormes marmites à bout de bras sont prêtes à s'arrêter devant vous pour vous faire un plateau à votre goût ; crabes, moules, pétoncles, palourdes, coques, huitres, langoustines, homards... Tout y est ! Vous préférez ça grillé façon bbq ? Pas besoin de bouger, on vous le fait sur place !

mercredi 20 juillet 2011

Un cours de cuisine vietnamienne à Hoi An

Le secret de la cuisine vietnamienne ? Le mariage des bonnes épices, herbes et sauces, et la marinade des ingrédients. La meilleure façon de le vérifier ? En suivant un cours de cuisine !

Ingrédients nécessaires au bouillon du phở bo
Ail, citronnelle, sauce aux huîtres, et huile végétale pour les crevettes

Hoi An est réputée être un "paradis pour le palais", dixit le Lonely Planet, je me suis donc décidée à prendre mon tout premier cours de cuisine asiatique dans cette ville. Pendant deux bonnes heures, j'ai pu apprendre à cuisiner 4 plats sélectionnés par nos soins, au Gioan Restaurant. Un bonheur dévoré une fois les plats terminés.

Premier plat, le fameux Cao lầu, spécialité de Hoi An dont j'ai déjà parlé dans mon précédent billet.




Second plat, les  bánh xèo, crêpes vietnamiennes. J'ai appris à l'occasion qu'elles sont généralement petites dans le Nord du pays, et grandes dans le Sud.



Troisième plat, crevettes à la citronnelle et au chili, très réputées au Vietnam.



Et enfin le phở bo, on ne pouvait pas l'éviter !


Si vous passez par Hoi An, je vous recommande les cours de cuisine de Vina au Gioan Restaurant (94B Bach Dang). Pour à peine 16$ par personne, vous pourrez apprendre durant 2h, en petit nombre (nous n'étions que 3) comment cuisiner 4 plats que vous avez vous-même choisi. Et pour 2$ de plus, vous aurez une petite balade au marché de prévue pour acheter les ingrédients.